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DOSSIERS SCARAYE

CINEMA EUROPEEN & CANNES 2006
Le dossier SCARAYE consacré au Cinéma Européen & Cannes 2006 rend compte des derniers développements du cadre réglementaire européen dans le secteur audiovisuel et dresse un bilan des financements de la production cinématographique... 31/05/2006

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JEUX EN LIGNE : "Du virtuel au réel " (1ère Partie)
L’apparition des jeux massivement multijoueurs a bouleversé le rapport entre le jeu vidéo et le joueur. On est passé d’un joueur isolé défiant son ordinateur, à la création d’une véritable communauté virtuelle, rassemblant de milliers de personnes dans un univers virtuel persistant, générateur d’échanges culturels et économiques.
Les MMOG (massively multiplayers on line game), souvent des jeux de rôle (MMORG, massively multiplayers online role-playing games), ont connu un véritable succès qu’à partir de 1997 avec Ultima OnLine, suivi d EverQuest en 1999. Dans ces jeux, le nouvel abonné doit construire son avatar et rejoindre un groupe dénommé une guilde afin de participer à la vie de cette communauté.
Un MMOG est soit coopératif, les joueurs jouent ensemble contre l’ordinateur, soit compétitif dans ce cas, les joueurs jouent, seuls ou en équipe, les uns contre les autres. Ces jeux sans partie sont appelés jeux persistants, car le jeu continue à évoluer, même lorsqu’une partie des « gamers » ne joue pas.
Au-delà des enjeux économiques représentés par les MMOG, force est de constater que ces derniers contribuent à favoriser la re-construction du lien social dans une société globalisée, dans la mesure où ces communautés initiées dans le « cyber-monde » se retrouvent dans le « réel-monde ». Cependant, ces univers persistants sont le reflet des pratiques observables dans la vie réelle, et à ce titre soulèvent des questions relatives à leur régulation.

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Multidécouverte juridique : Droit d'auteur
Le 6 juillet 2006, l’association MedMultimed a co-organisé avec Cinéma au Soleil et l’Incubateur Multimédia Belle de Mai, une multidécouverte juridique sur la thématique du droit d’auteur dans laquelle est intervenu le cabinet SCARAYE. Différents aspects du droit d’auteur, dont notamment la spécificité du droit d’auteur, l’appréciation du critère d’originalité par les tribunaux, les œuvres collectives, de collaboration et composites, le non respect des droits patrimoniaux et moraux, ainsi que la cession des droits, ont été abordés. Les échanges avec les participants ont permis d’approfondir certains points.
Dossier réservé aux membres de l'association MedMultimed

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De la LITTERATURE AU CINEMA : dossier ADAPTATION
Dans les contrats d’adaptation cinématographique quelles sont les obligations de l’auteur au regard du respect de la nature de l’œuvre première à adapter ? Suppression ou adjonction de personnages, modification du lieu de l’action romanesque commandées par des impératifs techniques de la transposition d’un genre à l’autre, ou créativité du scénariste dans ce cas jusqu’où ces différences peuvent-elles être admises au regard du droit moral de l’auteur de l’œuvre première ? Dans quelle mesure peuvent-elles être considérées comme des différences fondamentales et dès lors dénaturantes ?
Comment les juges ont-ils contribué à apporter des éléments de réponse sur cette question de création dérivée en perpétuel devenir ?
Comment l'outil contractuel peut-il protéger contre ces dérives ?
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23/11/2006

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LE MYTHE DE VERCINGETORIX
Lorsque l’on évoque les symboles de la République française, les premiers qui nous viennent à l’esprit sont le drapeau tricolore, héritage de la Révolution ; l’hymne national : La Marseillaise composée par Rouget de l’Isle ou encore la devise : Liberté, Egalité, Fraternité. Vu de l’étranger c’est l’éternel béret et la baguette. Puis, si l’on se décide à fouiller dans l’imagier collectif de la nation surviennent pêle-mêle Jeanne d’Arc et son buchet, le général de Gaulle et son appel à la résistance, Charlemagne grand roi franc et Vercingétorix. Ce guerrier gaulois, arverne plus exactement est devenu au fil des siècles un personnage incontournable de la Nation, si bien qu’Emmanuel Mermoux le classe parmi les 100 personnages qui ont fait l’histoire de France.
Concernant Vercingétorix, c’est surtout l’image de sa reddition qui vient en premier à l’esprit, que cela soit celle des manuels du début du siècle ou l’image de bande dessinée d’Uderzo et Goscinny.
Cependant il est assez étrange de constater que ce personnage n’acquiert ses lettres de noblesse qu’au cours du XIXe siècle. Il s’agissait donc de découvrir comment le mythe de Vercingétorix était né, et de confronter cette image avec la vérité archéologique et celle que les sources antiques nous permettaient de dégager. C’était également le support pour une analyse de la construction d’un mythe et la création d’un imaginaire collectif.
La démarche la plus cohérente, partant de ce constat était donc tout d’abord de mettre en avant les sources historiographiques et archéologiques nous renseignant sur Vercingétorix, puis les rapprocher des mythes, des légendes et autres idées reçus se rapprochant de notre sujet, et ce afin de savoir si comme l’écrivait César Vercingétorix était un brave. VICTORIA CHERRIER & MARIE DEHE
Juristes et Historiennes de l’Art

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LE MYTHE DE VERCINGETORIX (II)
VERCINGETORIX : HEROS DU XIX SIECLE - INSTRUMENT POLITIQUE

Sur Vercingétorix, chef Arverne, nous disposons de certains éléments biographiques avérés. Il était un chef de guerre, fils de chef. Il a su fédérer des clans gaulois pour combattre les romains. Pourtant c’est une vision beaucoup plus étoffée de lui qui est transmise au cours du 19e siècle. Vercingétorix est devenu un symbole de la résistance contre l’envahisseur, un héros romantique et national. Comment s’est effectué ce changement ? Par quels procédés le jeune chef de guerre est-il devenu un véritable instrument politique et culturel ?

VICTORIA CHERRIER & MARIE DEHE
Juristes et Historiennes de l'Art


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OUVERTURE DU COMPTE DE SOUTIEN AUTOMATIQUE AUX SOCIETES EXTRA-EUROPEENNES
Chaque année, environs 240 films Français sont réalisés. Ce qui nous place en 3ème position sur l’échelle mondiale (derrière les Etats-Unis et L’Inde). Ces films peuvent être à petits, moyens ou gros budgets. Selon la notoriété du réalisateur, le casting, les choix de production etc. Nous sommes donc très loin de l’époque où les frères Lumière diffusaient leurs films dans la salle du « Grand Café ». Le cinéma est devenue une industrie à part entière, ce qui implique de prendre en considération les attentes des spectateurs. C'est-à-dire de faire vivre cette industrie pour pouvoir défendre notre cinéma. Afin d’être compétitif, car c’est de cela qu’il s’agit, nous devons offrir aux réalisateurs les moyens matériels et humains et donc entrer dans une logique de production compétitive vis-à-vis de autres pays afin de diffuser au maximum de nos possibilités notre art. Cela signifie qu’il faille partir à la recherche d’investisseurs, en les convainquant, en les appâtant. Que ce soit un petit ou un gros budget, le système est le même et il peut être difficile de réunir les sommes désirées. Dans ce cas, nous avons recourt aux nombreuses aides du cinéma : le fond de soutien, les aides nationales, les partenaires financiers, les Soficas, etc. Cependant, lorsqu’un projet est colossale et nécessite une quantité d’investisseurs trop importante, certains réalisateurs préfèrent se tourner vers les productions Américaines, ainsi, ils sont certains d’obtenir un budget à hauteur de leur projet. En prenant l’exemple de Jean-Pierre Jeunet, qui, pour le film « Un long dimanche de Fiançailles » s’est tourné vers la filiale Française (2003 Production) d’un groupe Américain (Warner), ce film a pu être financé par une seule société de production, les fonds ont donc été trouvés aisément. En revanche, si Jean-Pierre Jeunet n’avait pas eu le soutien de cette société, il aurait fallu trouver l’équivalent une Dizaine de co-productions Françaises successibles de financer son projet en intégralité, si, de cette manière, il eu pu monter ce film, il aurait eu énormément de mal a trouver ces dix co-productions, et donc à réunir le financement. De plus, le projet aurait mis beaucoup plus de temps à ce concrétiser.
Les fonds de soutiens sont exclusivement réservés aux sociétés Françaises, or, ce film aurait bénéficier de l’accord qui ouvre au soutient automatique Français alors qu’il n’avait pas les critères pour l’obtenir. Même s’il s’agit d’une filiale Française, il n’en demeure pas moins que Warner, est bien une société Américaine. Pourtant, l’équipe Technique de ce film est Française, et sans cette société, ce film n’aurait jamais pu paraître sur nos écrans. D’où la remise en cause de l’ouverture du fond de soutien automatique aux sociétés Extra-européennes. Faut t’il ou non permettre aux sociétés extra-européennes agissant en faveur de la diversité culturelle Française de bénéficier de notre aide nationale ? Bien que nous soyons des personnes tout d’abord concernées par la culture, sa qualité et sa diffusion, il ne faut pas oublier de prendre en compte le facteur de l’économie cinématographique qui est essentiel dans la valorisation de cette culture. Cette question du compte de soutient, est a mon avis essentielle pour les productions Française Futures, surtout de part la venue de jeunes talents du cinéma Français très influencés par le cinéma d’outre-atlantique, dont le films coûtent de plus en plus chers, et qui ne trouveraient pas leurs financements par le biais du système actuel.

Jessica MEUNIER,
ESRA 2006-2007

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LA DIRECTION D'ACTEURS DE JOHN CASSAVETES
LA DIRECTION D'ACTEURS DE JOHN CASSAVETES : UNE METHODE EXTREME VOIRE DANGEREUSE ?
L’époque de Cassavetes est submergée par l’influence de l’Actor studio. Son jeu d’acteur et par la suite, sa direction d’acteurs seront sous l’influence des enseignements de Lee Strasberg.
Toutefois, de grandes différences séparent ces deux méthodes et nous verrons comment John Cassavetes a su se distinguer de la puissance écrasante qu’est l’Actors studio.
Une sorte de culte de la personnalité commençait à se faire autour de Lee Strasberg. Le pouvoir de cette méthode qui se dégageait aussi bien sur les directeurs de castings que sur la ville de New York tout entière ne plaisait pas à Cassavetes. L’aspect commercial et intellectuel entrait beaucoup trop en compte. John avait fini par surnommer les dirigeants de cette méthode, les « guru ». Dorénavant, il se démarquait de cette méthode, en se faisant appelé, lui ainsi que ses élèves : les « anti guru ».
Nous n’irons pas jusqu’à dire qu’il dénigrait l’actors studio. Il faut dire que c’était un fervent admirateur de James Dean, Marlon Brando, Montgomery Clift et ce jusque dans les années 50. Ensuite, il trouvait simplement que la fameuse méthode commençait à manquer d’imagination. Une méthode devenue trop rigide et aussi ennuyeuse que les anciennes méthodes qu’elle a remplacé.
Pour Cassavetes, il n’y a absolument pas de règles ou de recettes pour qu’un acteur aille trouver de la profondeur. Il s’amuse avec les règles du théâtre pour mieux les transgresser. A l’inverse, Strasberg prend le théâtre et toutes ses règles très au sérieux. Il s’en sert de base pour établir sa méthode.
Cassavetes eu son plus grand rôle dans Edge of the city réalisé par Martin Ritt. A deux doigts de devenir un grand comédien, une envie d’expression plus grande s’empara de lui et c’est en 1957 qu’il prend l’initiative de la mise en scène. A Hollywood, on l’appelait le rebelle.
Sa seule volonté, contrairement à l’acteur studio des années 50, était de ne travailler qu’avec des gens qui ne souhaitent pas le succès. Ses élèves travaillaient avec lui uniquement par passion pour le cinéma. C’est ainsi qu’il va s’inscrire dans une rupture et qu’il sera l’initiateur d’une formidable ouverture pour la génération de cinéastes futurs. Martin Scorsese le sollicitera personnellement pour le guider dans ses premiers pas dans le cinéma.
John Cassavetes est surtout reconnu pour son indépendance économique, technique et artistique. Cette vertu se manifeste dès ses premiers films : Shadows et Faces.
Dès lors tous les films de John Cassavetes représentent la nouvelle vague sorti de la télévision. En contradiction avec le style et le thème de ses films, il faut savoir que Cassavetes vouait une grande admiration pour Frank Capra. Ses films disait-il, montrent « la beauté des gens qui ont encore une espèce d'espoir et de dignité quel que soit le milieu dont ils sortent ». Capra vient d’une autre génération de cinéastes, celle du rêve américain, et de l’idéalisme. John cassavetes adopte quant à lui, une vision réaliste avec des personnages qui souffrent dans chacun de ses films.
Comme Lee Strasberg, Cassavetes met les comédiens face à leur véritable nature et au modèle de société qui leur est imposé.

JANE SCHINASI
Groupe ESRA - Section production
2007

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